Quelques astuces - Le titre de ce livre est Les secrets des mentalistes.
By Pascal Le Guern & Tibor the Mentalist
Avant de pratiquer les expériences décrites dans cet ouvrage, voici quelques précieux conseils d’ordre général pour vous aider lors de vos représentations.
Savoir regarder ses spectateurs Le regard est l’outil qui va vous permettre de créer un lien d’intimité avec votre public. Grâce à lui, vous allez convaincre et séduire. Que vous parliez à une ou à dix mille personnes, les règles sont quasiment identiques. Le premier conseil : regardez vraiment les personnes qui sont face à vous. Cela signifie regarder chaque spectateur dans les yeux. Le public n’existe pas : ce sont des individus. Si l’assistance est composée de plusieurs centaines de spectateurs, vous ne pourrez pas être exhaustif. Il convient alors de « balayer » l’assistance du regard de droite à gauche et de gauche à droite. Ce balayage doit s’effectuer en s’arrêtant quelques dixièmes de seconde, voire une ou deux secondes, sur cinq ou six personnes à chaque pivotement complet de la tête. Il est essentiel de visualiser toute la salle. Ne négligez pas les côtés, ni les personnes tout au fond de la salle, ni celles qui se trouvent juste devant vous. Si vous vous sentez mal à l’aise face aux yeux de quelqu’un, utilisez l’astuce suivante : fixez la racine de son nez ! Le fait de regarder la personne entre les deux yeux ne vous déstabilise plus et l’illusion est totale : votre interlocuteur est persuadé que vous le regardez droit dans les yeux !
Ar-ti-cu-ler pour se faire comprendre Une bonne élocution passe par une bonne articulation. Pour bien articuler, il ne faut pas limiter le mouvement de vos mâchoires, ni de vos lèvres, ni de votre langue. Il faut ouvrir la bouche. Si vous avez tendance à mâcher les mots, il va vous falloir travailler pour obtenir le résultat escompté. Voici un exercice qui, répété quotidiennement, vous permettra de progresser : placez un stylo entre vos dents et lisez un texte. Dès que vous retirez le stylo, les mots sortent facilement. Travaillez maintenant votre diction en lisant différents textes et en appuyant soit les consonnes, soit les voyelles, pendant quelques minutes.
Parler un peu plus fort En règle générale, il faut parler un peu plus fort que vous ne le feriez naturellement (même lorsque vous avez un micro). Plusieurs raisons à cela : le trac et la taille de la salle. Si les personnes du dernier rang doivent faire de grands efforts pour capter vos messages, soyez certain qu’elles auront tôt fait de s’assoupir. Utilisez l’intensité de votre voix pour créer des ruptures : un mot accentué fortement ou une phrase presque chuchotée vont aider votre public à rester concentré. Enfin, et c’est sans doute le plus important : augmenter légèrement le son de votre voix donnera une conviction naturelle.
Faire attention à son débit Le stress a souvent tendance à nous faire parler très vite. Donnez-vous le temps de prendre conscience des mots que vous prononcez. Si vous parlez trop vite ou trop lentement, on se lasse d’écouter. Une petite accélération suivie d’une douce décélération va contribuer à réveiller votre auditoire. Ne négligez pas les silences : la nature a horreur du vide, mais, dans l’art du mentalisme, ce sont ces petits moments qui vont intensifier vos expériences.
Proscrire les tics de langage Certaines personnes éprouvent des difficultés à ne pas ponctuer leurs phrases de petits mots récurrents comme « voilà », « hein », « hum », « je dirais », etc. Ces petits défauts vont grandement annihiler votre prose, si excellente soit-elle. Un seul tic verbal de ce genre peut détourner l’attention des auditeurs jusqu’à rendre parfois le discours inintelligible.
Vaincre son trac en respirant Pour limiter votre stress, apprenez à respirer ! Inspirez… expirez… en utilisant la respiration abdominale. Votre ventre se soulève et s’abaisse lentement, rythmant le flux (l’inspir) et le reflux (l’expir). Pourquoi travailler la respiration ? Parce que nous avons quasiment tous oublié cette respiration abdominale naturelle (que nous avions à la naissance) au profit de la respiration thoracique. La respiration abdominale est celle des chanteurs, des sportifs, des orateurs et des comédiens.
Gérer son stress sur scène Sachez relativiser vos émotions : vos interlocuteurs ne perçoivent pas les changements de votre physiologie avec la même acuité que vous. Ce ne sont ni la volonté ni la pensée qui nous libèrent du trac, c’est véritablement l’action. Rassurez-vous donc : après seulement quelques minutes de prestation, le trac a souvent tendance à diminuer.