Tome 2 : Chapitre 26 (Engy) - Somber Jann (Saison 1 & 2)
By Cynthia Havendean
Le GHB et le fentanyl ont réussi à me mettre K.-O. Cela dit, quand je sens une forte présence dans la pièce, je reprends connaissance et mets un peu de temps avant d’arriver à entrouvrir les paupières. Mon cerveau est embué et mon corps, paralysé. Je me concentre longuement sur cette silhouette au pied du lit. Je reconnais son ombre et sa capuche. Un soulagement immense m’envahit en voyant que Jaylen est rentré. Bien qu’il soit fort et redoutable, j’avais peur qu’on lui ait fait du mal. Pour la première fois de ma vie, j’ai envie de connaître les crimes qu’il a commis cette nuit… et comment il les a faits. Il les a tous tués ? Navid a souffert ? Je l’espère…
Étrangement, mon corps s’exalte dès que mon cerveau se met à imaginer Jaylen en train de torturer Navid. Ça ne me ressemble pas. Ce n’est pas sain de trouver cela limite excitant. Ça doit être la drogue qui chamboule mon état d’esprit et mes perceptions. Ou alors, c’est parce que je relâche enfin toutes mes tensions en sachant que Zach est mort, que Jaylen s’est occupé du ranch et Joshua des enfants. Tout va bien maintenant. Je sais qu’au réveil, sans être sous les effets de la drogue, je vais sûrement paniquer pour ce que j’ai fait. Je devrais le dire à Jaylen. Mais je profite de l’instant où je ne ressens plus de peur ni de doute. Je veux juste sentir Jaylen contre moi.
Il semble regarder quelque chose à côté de moi et, à moitié somnolente, je découvre qu’à ma droite se trouve Jonas.
Jonas ?!
Il est tourné vers moi et dort à poings fermés sous la couette. Malheureusement, les stupéfiants affaiblissent tout mon corps, mais ce n’est pas l’envie qui manque de l’étouffer sous un oreiller et de le virer. Je vais laisser son frère se charger de lui.
Je sens Jaylen soulever la couverture au pied du lit pour se faufiler en dessous. Les mouvements du matelas qui s’enfonce m’indiquent qu’il remonte jusqu’à moi. Il dégage une chaleur vive, mais ce qui attire le plus mon attention est qu’il semble être resté sous la pluie, car ses vêtements sont mouillés et son visage, qu’il enfouit dans le creux de mon cou, est trempé.
Son souffle est puissant et son haleine est fortement alcoolisée. D’ailleurs, ses gestes sont non maîtrisés et son poids m’écrase un peu.
Il est bourré.
Ça ne l’empêche pas de bander. Il presse son sexe contre ma cuisse et ça m’allume aussitôt. Après cinq mois sans meurtres, je crois que ce qu’il a fait au ranch l’excite et qu’il a besoin de se soulager. J’avais dit que je partirais s’il tuait encore. Mais ça n’a plus d’importance, car j’approuve entièrement ses actes. Il semble moins agressif, et à l’instant, j’apprécie sa douceur.
Jaylen vient m’embrasser tendrement. Sa langue traverse la barrière de mes lèvres et je goûte aussitôt son alcool. Mais il dégage également une odeur de métal rouillé.
Est-ce qu’il vient de se glisser dans le lit alors qu’il est couvert de sang ?! Ça vient d’une blessure ?
J’aimerais réagir, mais je n’arrive pas à bouger. Il doit penser que je dors et cherche à me réveiller doucement. Sa bouche libère la mienne et s’aventure sur la ligne de ma mâchoire jusqu’au creux de mon cou. Un premier frisson parcourt mon corps en entier et éveille mes sens. Son souffle brûlant contre ma gorge fait naître une deuxième marée de frissons. C’est de la torture de ne pas pouvoir répondre à ses gestes ou juste de garder les yeux ouverts plus de huit secondes. Ses caresses et ses baisers sont toujours tellement agréables. Même si la drogue amplifie la sensibilité de mes zones érogènes, Jaylen, à lui seul, arrive à me faire perdre la tête.
J’ai les paupières fermées, mais je sens qu’il défait un à un les boutons de ma chemise.
Oh merde… c’est la chemise de Zachary ? Jonas me l’a enfilée à mon insu ? Et si Jaylen reconnaîssait l’odeur ? Mais ça ne semble pas être le cas, puisqu’il est tellement bourré qu’il se contente d’expirer de manière suave contre mon oreille et s’occupe de faire sauter le dernier bouton.
Malheureusement, je ne reste pas éveillé longtemps, puisqu’à force de lutter contre les effets de la drogue dans mon sang, je perds la bataille. Les sons s’estompent, mes paupières ne s’ouvrent plus et je sombre dans un profond sommeil.
Je reprends connaissance bien plus tard, lorsque de violentes contractions irradient dans tout mon corps. Ce plaisir brutal se loge dans mon bas-ventre pour venir ensuite se déverser entre mes cuisses et j’émets un gémissement spontané. Je me délecte de cet orgasme déclenché pendant que j’étais endormie. En ouvrant doucement les paupières, je découvre la source de cette stimulation en voyant se dessiner la silhouette de Jaylen au-dessus de moi. Il est en train de me faire l’amour dans un rythme langoureux et délicieux. Il sent les douces compressions que lui offrent les muscles de mon vagin sous chaque contractions de l’orgasme, et son souffle réagit à la sensation agréable que ça lui procure. Il n’a jamais été tendre comme ça, sans brutalité. Et depuis combien de temps ça dure ? Il m’a retiré ma chemise, mon soutien-gorge et ma culotte. Je n’arrive toujours pas à bouger, alors j’ai l’air de faire l’étoile dans le lit, mais ça ne semble pas l’empêcher de prendre du plaisir. J’ai envie de le toucher. De balader mes mains sur ses bras toniques, sa nuque humide, ses abdos, ses fesses musclées, mais je n’y arrive pas. Il m’a tout retiré, mais Jaylen était bien trop excité et impatient pour se dévêtir. Il a gardé son sweat mouillé sans même enlever sa capuche. D’après le frottement contre mes jambes, je dirais aussi son pantalon qu’il n’a que baissé pour se soulager sans attendre.
Il faufile une main dans le creux de mon dos pour soulever mon bassin et avoir une pénétration plus profonde. La puissance du plaisir me fait bouger à nouveau. Mon dos se courbe et je laisse échapper un gémissement. Mes jambes commencent à trembler.
Jaylen se penche pour embrasser mes seins. Il les caresse et les suce. Il trace ensuite un chemin vers ma clavicule pour y déverser son souffle ardent. Sa barbe de trois jours qui érafle ma peau accentue la délicieuse chair de poule qui fait durcir mes tétons. Une nouvelle vague de chaleur humidifie ma chair sensible, laissant une mouille plus importante entre mes cuisses. J’ai l’impression qu’il s’occupe de chacune de mes zones érogènes en même temps et je me retrouve vite dépassée par tout ce plaisir.
Une main effleure la mienne et mon corps se raidit. Bien que je sois à moitié lucide, je capte tout de suite que ça ne vient pas de Jaylen.
Jonas m’a touchée.
Pourquoi il est encore là ? Il semble dormir profondément. Il a dû m’accrocher sans le savoir. Néanmoins, c’est gênant de faire ça à côté de lui, mais ça ne semble pas déranger Jaylen.
Toutefois, je reste surprise de le voir se retirer et j’ai soudainement froid. Mais je comprends qu’il a chaud, puisqu’il retire son sweat, me laissant une vue imprenable sur ses larges épaules, ses muscles saillants dans l’ombre et ses abdos taillés. Je meurs d’envie de toucher cette érection dressée en l’air, qui trémule au rythme de ses battements de cœur. Je vois des taches sombres sur lui et je prie pour que ce ne soit pas vraiment ce que je pense. Je n’ose croire qu’il souille son lit du fluide de ses victimes.
Jaylen me tourne sur le côté, face à Jonas – que j’étais en train d’oublier –, et se cale derrière moi. C’est avec hâte qu’il passe une main entre mes cuisses pour saisir mon pubis et rapprocher mon cul de son sexe. Dès que mes hanches sont cambrées vers lui, il s’empresse de faire pénétrer son gland jusqu’à percuter le col de l’utérus, provoquant un frémissement dans mon corps suivi d’un petit cri qui m’échappe.
La main de Jaylen couvre ma bouche et il vient murmurer un doux avertissement :
— Chuuut… Ne réveille pas mon frère.
Il s’extirpe et s’insère à nouveau d’un coup plus brusque. On dirait qu’il teste sa dominance, à savoir si en augmentant l’intensité de son assaut, je vais lui obéir et retenir mes plaintes.
J’ouvre les paupières et découvre que c’est trop tard. Jonas ne dort pas. Malgré la pénombre, je décèle ses yeux affamés rivés sur moi. Il lorgne intensément chaque partie de mon corps que Jaylen lui offre sans s’en rendre compte. Il est si près de moi que, par moments, il effleure ma cuisse avec sa main. Des frissons recouvrent l’entièreté de mon corps. Mes tétons durcissent et j’arrive enfin à remuer.
Jaylen augmente ses mouvements et je ferme les yeux pour cacher ma gêne. Ma gêne d’être observée par son frangin et d’avoir du mal à empêcher mes gémissements humides contre la paume de Jaylen. Chaque fois que je suis au bord de la jouissance, que mon corps commence à trembler, que mon souffle s’enivre, Jaylen s’extirpe, ce qui fait disparaître d’emblée la montée d’un orgasme. Le fait de sentir mon corps vibrer contre le sien et ma respiration s’alourdir menace de le faire éjaculer. C’est pourquoi il se retire pour reprendre le rythme après avoir laissé s’écouler quelques secondes. Je n’ouvre toujours pas les yeux, pour ne pas affronter ce qui se trouve devant moi. Je ne veux pas savoir s’il se touche, s’il sourit, s’il se fout de ma gueule.
Je commence à remuer pour qu’on change de position et qu’il voie que Jonas nous observe, mais Jaylen passe un bras entre moi et l’oreiller afin de l’enrouler autour de ma gorge sans serrer, juste pour avoir une meilleure prise. Son autre main est toujours plaquée contre ma bouche. Dans son mouvement, le drap bouge et je me retrouve les seins à découvert. Ses coups de reins deviennent plus brutaux et fougueux. Je retrouve Jaylen, fidèle à lui-même et à sa férocité.
Si Jaylen ôte sa main, une succession de cris d’extase va jaillir de ma bouche. L’angle de la pénétration est exaltant, puisque sa verge presse mon point G.
Une violente envie d’uriner se fait sentir, mais je sais que ce qui suivra sera agréable. Sa respiration contre mon oreille me fait frissonner de plaisir. Sa main prend le risque de libérer ma bouche. Je sens que je lui ai laissé de la bave contre sa paume, puisque c’est humide quand il caresse mes seins avec. Il vient ensuite écarter le drap et attrape ma jambe pour la soulever juste un peu, voulant m’écarter pour faciliter l’intensité du coït. De ses doigts agiles, il touche mon clitoris. Je plisse les paupières et renverse la tête contre lui en mordant ma lèvre. Je sens que je vais jouir.
Attends, quoi ?!
La main de Jaylen est occupée à soulever une de mes jambes pendant qu’il me pilonne et l’autre est bloquée par son bras enroulé autour de ma gorge. Comment peut-il toucher la zone sensible entre mes cuisses ? J’ouvre les yeux, et je peux voir aussitôt que tout mon corps est exposé et que le bras de Jonas rompt la distance entre nous. Ce sont ses doigts qui caressent mon clitoris, et ce, à quelques centimètres près de toucher la verge de son frère qui me pénètre.
J’arrive à bouger mes mains qui viennent saisir l’avant-bras de Jonas pour le repousser, mais il use de sa force pour rester en place et continuer à me masturber avec la pulpe de ses doigts mouillés.
Oh. Mon. Dieu. Putain. De. Merde. Mon corps décide que c’est le moment idéal, sans mon consentement, de relâcher la pression. Ce qui déclenche l’orgasme le plus puissant que j’ai jamais ressenti à ce jour, irradiant dans mes muscles, mes nerfs, mes organes. Je sens que je me liquéfie au moment où des spasmes incontrôlables embrasent ma chair, ce qui entraîne une secousse de cris très forts et spontanés :
— HANN ! HAA ! HA !
Jaylen réagit en resserrant son bras autour de mon cou pour bloquer mes cris, ce qui fonctionne, mais il ne m’étrangle pas assez fort pour empêcher mes soupirs et mes gémissements de traverser mon larynx. J’enfonce mes ongles dans la peau de Jonas, pour lui faire mal. Le repousser ne fait que le motiver à presser plus fort et quand il branle vigoureusement mon clito, je sens ses muscles se tendre sous mes doigts agrippés à lui.
La queue de Jaylen et les doigts de Jonas baignent littéralement dans une accumulation de cyprine. La situation me dépasse. Je crois même rêver. Je vais me réveiller et ce moment n’aura jamais existé. Et dans mon rêve, je peux torturer Jonas. Je vais donc le tuer, mais quand l’orgasme sera passé… Faut choisir ses priorités !
Je manque d’oxygène et mes paupières tombent, mais je suis encore consciente.
Jaylen ne remarque pas qu’il m’étouffe. Ou il le sait et ça l’aide pendant le coït à atteindre l’éjaculation. Je trouve juste assez de force pour le toucher et le ramener à lui.
J’en ai le vertige. Il continue à me pénétrer avec plus de violence, et je sens que je vais tomber dans les pommes. La dernière chose que j’entends, c’est son souffle défaillant et puissant contre ma nuque.
C’est trop tard, je perds connaissance…