Tome 2 : Chapitre 33 (Jaylen) - Somber Jann (Saison 1 & 2)
By Cynthia Havendean
Il est 21 h 50 quand le système d’alarme est coupé. La porte a été forcée avec le pied-de-biche et Jonas a débranché le courant. On traverse le garage jusqu’à la porte qui mène à l’intérieur de la maison. Une fois que je franchis le seuil, Jonas me suit. C’est le séjour, tout est silencieux et plongé dans l’obscurité. Il y a beaucoup de marbre et un piano est dressé près d’un grand escalier. Les pièces sont immenses et les plafonds, très hauts.
Je laisse mon sac noir sur la table de la cuisine et emprunte aussitôt les marches qui mènent à l’étage, à la recherche de la chambre principale. Jonas s’occupe d’inspecter les autres pièces. Le poids de mes bottes laisse des traces sur le tapis, mais ce dernier amortit le bruit. Là, je suis dans mon élément : mon habit, ma cagoule, mon revolver.
Arrivé là-haut, je longe discrètement le mur qui mène à un couloir. Je sors mon revolver alors qu’une porte s’offre à moi. Après avoir donné un petit coup dessus avec ma botte, j’inspecte l’intérieur de la pièce – c’est une salle de bain.
Je continue.
La pièce suivante est un atelier de peinture. On y trouve des bâches, un chevalet, des pinceaux et des pots de couleurs diverses.
Je continue.
À la troisième porte, ma main gantée harponne la poignée et la tourne avec lenteur. Une fois celle-ci entrouverte, je découvre une chambre où trône un lit à baldaquin. Deux personnes y sont endormies.
Deux ? Ce n’est pas seulement Jeannine ? Est-ce que Navid serait rentré à la maison ?
Mon cœur s’active violemment. L’adrénaline se déverse en moi et je suis immédiatement excité à l’idée de ce qui va suivre. Je m’approche de la fille avec précaution en serrant mon arme entre mes mains. Comme ça, si Navid se réveille, je pourrai menacer sa femme pour qu’il fasse tout ce que je veux.
J’appuie le canon sur la tête de la jolie Asiatique et pose lentement ma main contre sa bouche. Elle met quelques secondes à se réveiller, puisque mon geste est d’une délicatesse presque agréable pour elle. Mais quand elle ouvre les paupières, elle s’agite et crie contre ma paume, réveillant Navid. Il sursaute et roule au pied du lit pour se protéger, sachant qu’une menace est chez lui. Pour que Jeannine cesse de beugler, je lui envoie un violent coup de crosse sur la tête qui la calme aussitôt. Elle est sonnée, mais toujours consciente.
Quand Navid se redresse pour voir l’agresseur, le reflet de la lune m’indique que ce n’est pas lui…
Eh merde, c’est quoi ces conneries ?! Il sort d’où, lui ?!
Je braque le pistolet vers lui et il se planque derrière le lit. C’est en gardant une poigne ferme dans les cheveux de la femme que je somme le type :
— Montre-toi !
— Je n’ai pas d’argent ! Il est à la banque ! Je vous en prie ! Ne nous faites pas de mal ! s’écrit l’homme.
Je tire la femme hors du lit, gardant son dos plaqué contre mon torse, un bras enroulé autour de son cou et l’arme toujours pointée sur le gars qui se cache. Le mec est à poil. Je souffle à l’oreille de ma victime :
— Navid sait que t’as un amant, Jeannine ?
Elle frissonne et pleure.
— Je vous en prie, laissez-la tranquille, clame le mec en se montrant. C’est Navid qui vous envoie ? Vous êtes qui ?
Jonas arrive dans la pièce, l’air nonchalant, comme si la situation ne lui procurait aucune adrénaline. Il prend son téléphone comme convenu, et commence à filmer la scène avec le flash, s’intéressant particulièrement à Jeannine.
— Hum… Petite nuisette transparente, gros nichons… et… pas de culotte… roucoule Jonas en relevant le bas de son vêtement avec la pointe du couteau.
— S’il vous plaît, messieurs, ne la touchez pas !
La femme tremble comme une feuille contre mon corps. J’ai envie de la voir frémir encore plus. C’est pourquoi je lui murmure :
— Tu savais que ton mari est à la tête d’un réseau de trafic humain ? Sur les terres de son grand-père. Il ne te l’a jamais dit, pas vrai ? Torture, viol, gang bang, dark Web, clients déviants… Et… prête pour le grand frisson : il y a des enfants enchaînés…
Son corps flanche, je sens ses genoux céder. Je la retiens toujours avec mon bras enroulé autour de sa gorge.
— Chuuut, du calme… On a tout détruit et les enfants vont retrouver leurs familles. Mais… Navid va pas s’en tirer si facilement, tu comprends ? Il a osé s’en prendre à la seule femme que j’aime. Je dois donc lui faire passer un message, et devine quoi ? Tu es le message… Alors, tu vas te laisser filmer, être soumise à nos sévices. On s’occupe de tout. Tu peux crier et geindre autant que tu veux.
Elle cherche à s’enfuir, mais je resserre ma prise, l’étranglant un peu plus, et mon excitation grimpe en flèche. Une sueur froide naît sous ma cagoule.
Je tire la femme jusqu’au pieu, puis je la couche à plat ventre contre le matelas, ses hanches près du bord. Je la retiens d’une main contre la nuque. D’un coup de botte, je cogne un de ses pieds pour qu’elle écarte les cuisses pour moi. Je sens doucement les premiers signes d’une psychose s’emparer de moi. Ma vision me fait défaut : je vois rouge. Mon cœur se déchaîne. Je sombre dans un rêve éthéré, n’ayant plus la maîtrise de mes gestes. L’image qui s’offre à moi est Engy. Elle se débat, mais uniquement parce qu’elle sait que ça m’excite et qu’elle veut que je sois plus brusque. Pour moi, ses gestes sont une invitation à la baiser. Son petit cul remue devant moi et ça me donne envie de lui faire des tas de choses déviantes. C’est pourquoi j’effleure ses lèvres du bas avec le canon de mon arme. Elle est chargée et savoir que j’ai ce pouvoir sur sa vie est enivrant. Je serre un peu plus sa nuque pour sentir son pouls en détresse contre mes doigts. Puis, j’enfonce le bout du gun en elle. Son corps se tend et les muscles de son vagin se contractent pour repousser l’intrusion. Elle hurle contre le matelas. Ses pleurs et ses supplications ne font qu’accroître mes pulsions. J’enfonce d’un coup le revolver et elle tressaille de douleur. J’attrape sa gorge pour renverser sa tête vers l’arrière en appuyant tout mon poids contre son corps. Je me rapproche suffisamment pour lécher une larme, chaude et salée.
— Regarde ce que tu me fais, petite chose. Tu me rends fou… Supplie-moi d’arrêter…
Je fais des mouvements de va-et-vient avec l’arme et expulse un lourd soupire d’extase. Mon sexe se tend jusqu’à buter contre ma ceinture. Les sons de terreur d’Engy dans ma tête se transforment en gémissements. Elle aime ce que je lui fais. J’en tremble tellement j’en rêvais. J’entends le bruit de sa cyprine qui recouvre l’arme, un bruit qui m’enflamme. Elle est tellement trempée que le gun glisse sans mal.
— Supplie-moi d’arrêter, Engy, avant que je te tue. J’ai trop envie de te faire goûter à mes tortures… soufflé-je contre son oreille.
Alors que je suis prêt à éjaculer, c’est la voix d’une femme qui n’est pas celle d’Engy qui me sort de ma transe. Je reviens brutalement à moi, découvrant que j’étais en phase d’hallucination. Je retire l’arme d’un coup et constate que ce que je pensais être la cyprine d’Engy qui jouissait sous mon emprise est en fait le sang de Jeannine. Les gémissements de ma petite chose n’étaient pas réels non plus. Seuls les cris de rage et de souffrance de la femme de Navid se font entendre. Elle n’arrête pas de clamer qu’elle n’est pas Engy.
Je me tourne vers Jonas, qui tient en joue le gars en brandissant son couteau vers lui tout en s’assurant de capter les images de ce que la femme de Navid subit.
— C’est bon, t’es revenu parmi nous ? s’égaye Jonas qui a compris mon délire.
Un peu plus et il aurait préparé du pop-corn, comme s’il visionnait un bon film au cinéma.
Il m’a déjà surpris à avoir des hallucinations lors de légères psychoses, mais ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé de voir des trucs qui semblent si réels.
Mes doigts tâtent la vulve de Jeannine pour récolter un peu de sang et dès que je touche au liquide chaud, mon sexe pulse. Ça me provoque une violente envie de la pénétrer. Néanmoins, je vais laisser ce plaisir à mon frère, car je ne baiserai aucune autre femme qu’Engy.
Lorsque je la relâche, elle reste dans sa position, trop effrayée et blessée pour bouger. Je m’approche du gars et étends le sang sur sa joue alors qu’il est en état de choc, incapable d’émettre un son. Je le contourne pour me dissimuler derrière lui, ce qui décuple ses tremblements. D’un coup de botte, je percute l’arrière de ses jambes pour qu’il s’agenouille devant le lit afin qu’il puisse voir tout ce qu’on fait à Jeannine. Je prends le téléphone des mains de Jonas pour filmer la suite.
— Attendez ! s’exclame la femme en pleurs, le visage contre le matelas, alors que Jonas la maintient dans sa position. Je vais vous refiler de l’argent ! Beaucoup ! Je suis riche, je peux tout vous donner ! Je sais ce que fait mon mari ! Je suis sa première victime ! La première femme qu’il a enlevée et retenue captive dans sa maison ! Il voulait devenir proxénète. Il avait vingt-huit ans à l’époque, et moi, treize. Mais on a développé une relation. Même s’il me gardait enchaînée, qu’il avait posté des annonces pour me vendre et qu’il y avait des clients intéressés, il n’en a pas été capable. Parce qu’on est tombés amoureux l’un de l’autre. Je vous en prie… Prenez tout mon argent et partez !
Jonas rigole, alors que moi, j’ai la rage.
— Jeannine, commencé-je en tempérant ma colère, tu laisses les vraies victimes agoniser dans leurs excréments, avec leurs membres enchaînés, en sachant que des enfants sont abusés… TOUS LES JOURS. Tu fermes les yeux afin d’accepter et d’encourager les abominations de ton mari. Ainsi, tu vis une vie de rêve et de luxe.
— Je peux m’occuper d’elle ? réclame Jonas, comme s’il attendait mon approbation.
Et je la lui donne, car je veux que ce déchet souffre. C’est le genre de femme qui se fait faire les ongles, qui profite du jacuzzi, qui a des masseurs personnels et des amants quand son mari n’est pas là. Ou encore qui s’achète des grosses bagnoles à plus de cent cinquante mille dollars et fait du shopping entre copines tous les week-ends. Elle s’est également payé des chirurgies, comme pour ses énormes seins. Tout ça, avec l’argent de la traite d’humains... et sous couverture en étant une gentille institutrice innocente.
— Mon frère va se faire le plaisir de te montrer ce que vivent les victimes au ranch de ton mari.
Elle s’agite férocement, mais Jonas est plus fort. Il grimpe sur le lit, l’enfourche pour s’asseoir sur son cul et remonte sa nuisette. Le couteau entre ses dents, il attrape ses bras, les tord dans son dos, et maintient ses poignets avec la puissance d’une seule main. Il recule les hanches un peu pour voir le cul de Jeannine et ouvre sa braguette. Il est déjà bandé, je vois son sexe se dresser en l’air. Il appuie sur son gland pour l’enfoncer entre les cuisses serrées de la femme de Navid. Une fois qu’il se rend jusqu’au vagin, je le vois commencer ses élans féroces. Sa queue est couverte de sang. Je l’entends soupirer à travers sa cagoule, puis renverser la tête chaque fois qu’il est envahi de plaisir.
— Elle mériterait qu’il y ait quarante hommes autour d’elle pour la malmener et la défoncer, dis-je au mec agenouillé en relevant sa tête pour qu’il déguste.
C’est à cet instant que Jonas change d’orifice. En tenant la base de sa queue, il appuie sur l’anus de Jeannine alors qu’elle hurle et sanglote. Dès qu’il s’enfonce petit à petit, il expulse un cri de satisfaction. Ça semble tellement étroit ; le rectum doit étrangler et aspirer sa bite. Il jouit aussitôt en poussant quelques jurons et grognements. Il se retire d’un coup, laissant sa verge palpiter dans le vide pour éjaculer sur Jeannine. Il frotte son gland contre la semence qui coule dans la raie de cette salope et je l’observe s’enfoncer à nouveau, cette fois dans le vagin. Seulement, il ne fait pas de va-et-vient.
Je crois deviner ce qu’il s’apprête à faire. Le connaissant, je sais qu’il ne peut pas s’en empêcher…
Alors que son membre est enfoncé en elle, Jonas se concentre et quand il commence à soupirer, ça confirme ce que je pensais : il pisse littéralement en elle. Il semble trouver ça agréable. On est différents là-dessus… Mes penchants sont la violence et le sang. Lui, c’est plutôt le voyeurisme, l’urophilie et tout ce qui englobe le sordide et l’infâme, l’abolition de toute morale. Plus c’est ignoble, plus ça l’allume. Ça inclut des déviances comme le viol, surtout envers les femmes inconscientes, voire mortes. Mais je ne l’avais jamais vu à l’œuvre avant aujourd’hui. Mon père le détestait et lui a ancré dans la tête dès l’enfance qu’il ne valait rien. Il a été habitué à se faire rejeter et haïr, alors c’est devenu un sentiment recherché chez lui : s’assurer d’être détesté par tous. Il ne veut pas d’amour, il veut être craint de tous et surtout, commettre les pires atrocités pour se prouver qu’il est le monstre qu’il est appelé à être. Orlando m’a conditionné pour que je devienne une machine à tuer et il a appris à Jonas à être l’humain le plus détestable qui puisse exister. Je sais ce qu’il est, je sais qu’il deviendra pire que moi ; les limites, il ne connaît pas. Mais ça reste mon frère et je vais toujours l’aimer avec ses blessures, car je sais d’où elles viennent et je suis bien placé pour le comprendre. Enfin, Joshua et moi. En dehors de nous, personne ne peut déchiffrer mon frangin.
Jonas s’extrait et sa queue semi-bandée laisse un dernier jet d’urine couler sur le dos de la femme de Navid. Elle se montre bien soumise dans son état de sidération. Il donne une petite claque sur son cul et lâche :
— T’es bien remplie. Comme une petite dinde juteuse.
Il essuie sa queue avec la nuisette et s’écarte du lit. Après avoir capté les images, je ferme la caméra et range le téléphone de Jonas dans ma poche. L’homme en profite pour se lever d’un bond et fonce vers la sortie.
J’arrive à l’arrêter dans son élan en tendant ma jambe pour qu’il trébuche. Il s’écroule, tête contre l’encadrement de la porte, avant même de pouvoir franchir le seuil.
La chute a provoqué une coupure à son arcade sourcilière et le sang coule sur sa paupière fermée. Je claque son visage et il n’a aucune réaction. Il est tombé dans les vapes. Je trimbale l’amant au sol vers une chaise de lecture dans le fond de la chambre, et c’est dans le dressing que je récupère plusieurs cravates de Navid que j’utilise pour ligoter le gars avec la chaise.
Il ouvre les yeux avec peine, revenant à lui, puis perd à nouveau son sang-froid en cherchant à se relever et à se libérer.
— Oh, oh… On se calme. Si tu fais tout ce qu’on dit, tu ne souffriras pas. Par contre, si tu n’obéis pas, tu vas le payer de ton sang. On commence avec des questions faciles. Dis-moi, tu es l’amant de cette sale pute ?
En attendant sa réponse, j’échange mon arme contre le couteau de Jonas.
L’homme tourne la tête pour regarder la femme qui gémit sur le lit et secoue la tête, comme s’il ne voulait pas être lié à ses problèmes.
— Non ? Tu en es sûr ? Comme c’est embêtant. Parce que vois-tu, quand on joue à répondre à mes questions, faut être honnête… autrement…
D’un coup rapide, j’enfonce le couteau dans la hanche de l’homme qui se met à hurler en même temps que la femme. Sous ma cagoule, je souris de satisfaction. Je commence à retirer la lame lentement… Chaque millimètre du couteau lui arrache un nouveau cri d’horreur qui caresse les parois de sa gorge. Jeannine tente de rouler hors du lit, mais Jonas s’assure de calmer ses ardeurs.
— J’adore ce jeu de questions. Je passe au joueur suivant.
Je m’approche de la femme qui empeste l’urine de Jonas qui fuit d’entre ses jambes, se mêlant au sang sur les draps. Mon frère se positionne derrière elle sur le lit, enroulant son bras autour de sa gorge et pointant le revolver contre sa tempe. Face au lit, je me rapproche. Elle est agenouillée sur le matelas et je fais glisser la lame le long de sa jambe. Elle est maîtrisée par deux Jann, elle ne pourra pas fuir. J’entends ses gémissements qui me comblent de bonheur. Sa peur de mourir est ce qui m’anime.
— Question : de quelle manière souhaites-tu que je tue ton amant ? Je t’aurais bien demandé pour Navid, mais je sais déjà comment je vais procéder. Alors première option, je fais ça rapide et gore en lui tranchant la gorge. Ou deuxième option, j’y vais lentement et proprement, en l’étouffant avec un sac sur la tête.
Elle refuse de répondre. Pour la motiver un peu, je fais glisser le couteau entre ses jambes. Par réflexe, elle veut fermer les cuisses, mais la lame la blesse, alors elle les écarte vite.
— Pitié, laissez-nous tranquilles ! nous implore Jeannine.
— Tu passes ton tour, alors ?
Elle hoche la tête, voulant seulement se débarrasser de ma question.
— Bien, tu as de la chance pour cette fois. Je me sens généreux.
Je retourne vers l’homme.
— Comme elle t’a refilé la question, tu vas devoir choisir comment je vais la tuer. Mais les choix seront différents.
Voyant que ça ne tourne pas à son avantage, Jeannine riposte et crie, voulant finalement répondre à ma question, mais c’est trop tard. Je poursuis :
— Je vais te proposer des tortures et tu devras hocher la tête sans qu’elle le voie pour m’offrir ta réponse, d’accord ? Ce sera encore plus amusant quand elle découvrira ce que c’est au moment venu.
J’entends Jeannine devenir hystérique, mais Jonas garde le contrôle. Il fait ça bien. Je lui fais confiance, il n’a pas l’intention de la laisser s’échapper.
— C’est parti pour les deux propositions. Première option : je la noie dans la baignoire avec de l’eau glacée.
L’homme ne me fait pas de signe, alors je présume qu’il va hocher la tête pour le choix suivant, et ça me plaît.
— Deuxième option : je la poignarde une vingtaine de fois pour qu’elle ressente la douleur et se vide de son sang. Ce sera une mort lente et atroce, car je vais éviter les organes vitaux, mais ils finiront doucement par sortir de l’abdomen.
L’homme ne hoche toujours pas la tête, et je trouve qu’il abuse de ma patience. Pour le réveiller un peu, puisqu’il ne me regarde plus, j’enfonce la lame dans son ventre et la retire d’emblée. Un rugissement se fait entendre, suivi d’une plainte de martyre qui lui coupe le souffle. Il souhaite se plier en deux sous la douleur, mais comme il est attaché, il ne peut pas. J’essuie le couteau sur son torse et reprends :
— On ne s’endort pas et on ne perd pas connaissance pendant le jeu. Sinon, je suis obligé de te motiver, et regarde-toi : tu es en piteux état.
Sa tête oscille, il va vraiment tomber dans les vapes. Il est faible. Il a percuté l’encadrement de la porte, s’est fait poignarder deux fois et déjà, il abandonne, se laissant mourir sans vraiment chercher à se défendre. Je claque des doigts pour qu’il ouvre les yeux et se concentre sur moi.
— Je recommence… Hoche la tête une fois si tu veux que je la noie, et hoche la tête deux fois si tu veux que je la poignarde avec une sauvagerie inouïe.
À ce moment, il acquiesce faiblement une fois. Un choix que Jeannine n’a pas pu voir.
— Ah, voilà ! Tu es brave. Et c’est un bon choix. J’ai juste omis de préciser tous les règlements du jeu, le choix restant définit ta propre mort. Mais c’est un détail…
L’homme écarquille les yeux en découvrant la façon dont il va mourir par la suite.
Je retourne vers la fille que j’attrape par les cheveux pour la tirer sur le sol jusqu’en dehors de la chambre. Telle une lionne, elle s’agrippe au cadre de la porte, mais je force un peu et elle se décroche.
On arrive dans la salle de bain et elle comprend ce qui va lui arriver. Elle tente de s’accrocher à tout ce qu’elle voit et de pivoter pour me frapper avec ses jambes, mais sans succès.
Jonas me rejoint. Le type ne va pas s’échapper – il est à l’agonie et attaché. Je découvre que mon frère a trouvé quelque chose dans la chambre : un joint et un briquet.
Pour être certain que Jeannine reste tranquille pendant que je remplis la baignoire, je lui envoie un coup de botte au visage, l’assommant aussitôt. Une éclaboussure de sang souille son visage. Son dos est appuyé contre le mur, à côté des toilettes. Elle a cessé de se plaindre. Le seul son qu’elle produit est une sorte de souffle coupé.
— Fais pas cette tête. Regarde, tu vas rencontrer l’au-delà avec… l’eau de là…
Je souris, mais mon amusement s’estompe en voyant que ça ne la fait pas marrer. Son regard semble déconnecté.
— Bon, j’avoue, mes jeux de mots sont pourris. Mais on peut pas être doué dans tout. Par contre, j’ai d’autres talents : t’es avec un tueur d’expérience. Ce sera bien fait.